Santé sexuelle: Comment utiliser une digue, ce préservatif de langue pour cunnilingus et anulingus

Santé | Publié le Lundi 06 Novembre 2017 à 16:03:35 | |
 
 Santé sexuelle: Comment utiliser une digue, ce préservatif de langue pour cunnilingus et anulingus

 La capote de langue, à l'image du préservatif, ce dispositif permet de se prémunir des infections sexuellement transmissibles...

 

 

 

 

Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir. Mais là où il y a un risque inutile d’attraper une infection sexuellement transmissible (IST), il n’y en a pas vraiment non plus. D’où l’importance d’avoir des rapports sexuels protégés. Si le port du préservatif en cas de pénétration et, dans une moindre mesure, de fellation, est entré dans les mœurs, l’usage de moyens de protection en cas de cunnilingus ou d’anulingus l’est nettement moins. Pourtant, les risques d’attraper des IST lors de ces rapports bucco-génitaux sont bien réels. Mais il est il est possible de s’en protéger. Comment ? En utilisant une digue dentaire. Oui oui, une digue dentaire. Si vous ne connaissiez pas, pas de panique, on vous explique le schmilblick.

 

Un rempart aux IST

Une digue dentaire, à l’origine, c’est un champ opératoire, ce petit carré de latex utilisé par le dentiste quand il soigne une ou plusieurs dents, qu’il veut isoler du reste de la bouche et de la salive. En pratique, ça ressemble à ça.

Mais, vous le savez désormais, la digue dentaire est aussi un rempart contre les IST en cas de rapport bucco-génital ou bucco-anal. D’ailleurs l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (INPES) le rappelle :  la bouche est un organe sexuel à part entière.

Populaire, la sexualité orale est de plus en plus plébiscitée, en particulierchez les adolescents, entre partenaires de même sexe, mais pas que, et nombreux sont ceux qui considèrent qu’elle est sans risque. Or cette pratique peut être à l’origine d’IST entre partenaires tant au niveau buccal qu’ano-génital. « La bouche est potentiellement vectrice et victime d’IST, a indiqué le Dr Fabrice Campana, chirurgien-dentiste au Centre Massilien de la Face à Marseille, lors d'une conférence sur la santé bucco-dentaire donnée par l' Association dentaire française (ADF). Une trentaine de bactéries, virus et parasites se transmettent sexuellement y compris lors de pratiques oro-génitales (fellation, cunnilingus, anulingus) ». VIH, herpès, papillomavirus, hépatite B, gonocoques ou encore chlamydias peuvent ainsi se transmettre en pratiquant le sexe oral. « Tout comme la syphilis, qui est en forte recrudescence depuis quelques années, alerte le Dr Campana. Justement du fait d’une sexualité orale non protégée ».

La digue : mode d’emploi

Donc, quand l’ambiance se réchauffe, au même titre que l’on sort un préservatif au moment de la pénétration, on pense désormais à utiliser une digue avant de passer aux caresses bucco-génitales. Encore faut-il arriver à se procurer ce moyen de protection peu connu, mais qui fait de plus en plus parler de lui. 

Si en pharmacie ou dans les sex shop on trouve pléthore de préservatifs en tous genres, les digues, elles, s’y font beaucoup plus rares.

Et quand on y parvient, leur prix peut calmer quelques ardeurs, puiqu’une boîte de quinze digues peut coûter près de 40 euros, si elles ne sont pas en rupture de stock. Pas de problème, on peut se fabriquer une digue dentaire fiable en deux secondes et pour presque rien. Suivez le tuto : prenez un préservatif (ni troué, ni périmé, bien entendu). Sortez-le délicatement de son sachet et, avec une paire de ciseaux désinfectés, « coupez le réservoir. Vous obtenez alors une sorte d’anneau qu’il faut couper. Ne reste plus qu’à déplier le préservatif et vous obtenez une digue prête à l’emploi », explique le Dr Fabrice Campana. Placez la face lubrifiée contre la vulve ou l’anus de votre partenaire et la suite, vous la connaissez. Au besoin, il est possible de l’utiliser avec du lubrifiant, à condition qu’il soit à base d’eau.

 

 
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